Interview de l’artiste togolaise Almok « Ce serait prétentieux et vaniteux de ma part de dire que je m’impose… »

Almok la coqueluche togolaise du Rnb, a fait la première partie du spectacle de Magic System le vendredi 14 novembre dernier au Grand Rex de Lomé. C’est en mars 2011, que le public togolais a découvert cette jeune fille au physique frêle avec le single « le mariage ». En juillet de la même année. Elle mit le clip de la chanson est sur les chaînes de télévision. Ce qui lui valait deux trophées en 2012 au Togo Hip Hop. Energique, belle et motivée, la jeune étoile montante de la musique togolaise ne supporte pas qu’on lui pose des questions sur la politique ou sur sa vie privée. L’artiste auteure-compositrice de l’album « mon idéal » oppose un non catégorique et peut même vous abandonner en cas d’insistance. Membre de la même écurie, Fanga Music, que le chanteur Omar B, Almok s’illustre comme l’un des espoirs de la musique moderne togolaise. Avec un vocal magnifique et une technique de chant précise qui augurent d’une grande carrière, Almok qui adore manger la pâte de maïs, a répondu à quelques questions que nous lui avons posées. Un peu indisposée, elle a été peu bavarde. Nous avons été à sa rencontre au Centre de foire de Lomé.

Matin Libre: Almok, tu as évolué sur le même podium que Magic System. Un sentiment de fierté t’anime sans doute.

C’est une grande fierté, une grande joie, mais également une certaine peur qui m’ont animée dans le cadre de ce concert. Mais c’est en même temps une assez grande expérience pour moi et ça fait vraiment plaisir.

On t’a vu dans le public, après ta prestation. Est-ce une manière de « déguster » du Magic System qui serait ton modèle ?

Magic System est un modèle pour nous tous. Mais moi je vais d’habitude aux concerts, au théâtre entre autres. J’aime aller voir ce qui se passe sur toutes les scènes et c’est pourquoi je suis restée après dans le public pour suivre la prestation de Magic System.

Parlons de toi à présent. D’où vient le nom d’artiste Almok ?

C’est l’un de mes prénoms à l’état-civil

Quand on demande aux artistes comment ils en sont arrivés à la musique, ils disent qu’ils sont nés avec. Est-ce le cas d’Almok ?

Je dirai aussi que c’est mon cas, parce que moi je suis née dans une famille où tout le monde chantait à la maison. Ça chantait tout le temps et c’était une passion pour moi. Ma maman chantait à l’église. Ce qui m’a amenée sur le plan professionnel, c’est la rencontre avec un coach vocal en 2008. Cette rencontre m’a permis de développer mes capacités en chant, en imitation et en musique classique entre autres.

Dans le gotha musical togolais actuel, Almok s’impose. Ne nous en cachons pas. Quel est ton secret ?

Ce serait prétentieux et vaniteux de ma part de dire que je m’impose. Ce qui est certain par contre, il y a un travail qui se fait depuis 2011 que j’ai décidé vraiment de faire carrière dans la musique. J’ai un album à mon actif. J’ai évolué sur plusieurs scènes. J’étais à Cotonou dans le cadre du festival Hip hop Kankpé et au Burkina Faso sur le Festival de Koudougou. Je veux juste aller de l’avant.

Quels sont tes projets ?

J’envisage de réaliser de nouveaux singles et des clips aussi. J’ai aussi en idée l’élargissement de la carrière.

Quels sont tes rapports avec les artistes du Togo ? et des autres pays ?

Je suis en de très bons termes avec les artistes du Togo et des autres pays. Je prépare des featurings avec beaucoup d’artistes d’ici et d’ailleurs. Il y a une grande avec qui je suis en contact pour réaliser un feat.

Laquelle ?

Avec le temps, vous saurez. C’est une surprise que je réserve.

Source : Interview réalisée à Lomé
par Yves-Patrick LOKO

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